Situation des chrétiens et autres minorités persécutés au Moyen-Orient

Situation des chrétiens et autres minorités persécutés au Moyen-Orient - Réponse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 07/04/2015)

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Monsieur le Député,
J’ai réuni au nom de la France le 27 mars la plus haute instance internationale, le conseil de sécurité des Nations unies avec, à mes côtés, le secrétaire général M. Ban Ki-Moon. Au nom de notre pays, j’ai proposé une charte d’actions - vous appelez à l’action et vous avez raison - en quatre volets que je me permets de résumer.
D’abord, l’accompagnement humanitaire parce qu’il ne s’agit pas seulement ou même essentiellement d’accueillir un certain nombre de personnes réfugiées, il s’agit de faire en sorte qu’elles puissent rester sur place ; c’est la priorité et il faut que les agences des Nations unies prennent des dispositions en ce sens.
Ensuite, l’action militaire parce que s’il n’y a pas de sécurité, il n’y a pas de retour viable et il faut donc que nos actions, y compris au sein de la coalition, soient menées d’une manière telle qu’elles permettent de dégager des zones de sécurité.
En troisième lieu, la lutte contre l’impunité, j’ai demandé que le conseil de sécurité saisisse la cour pénale internationale pour ces agissements et j’ai dit, connaissant le droit, que les crimes d’ordre culturel devaient pouvoir relever, au plan pénal, de la cour pénale internationale.
Enfin, j’ai demandé une solution politique d’ensemble parce qu’il n’y a de possibilités que si les États pratiquent une action inclusive. C’est en partie le cas de l’Irak qui, au départ, avec le nouveau Premier ministre avait commencé en ce sens, mais il y a des efforts supplémentaires à faire.
Le secrétaire général des Nations unies a bien voulu écouter ce message. Une conférence internationale doit se tenir en France sur la base du rapport des Nations unies mais je vous rejoins tout à fait, il ne s’agit pas simplement de parler, il s’agit d’agir, comme le demande la France, que ce soit au niveau européen ou au niveau international, , parce que pendant que l’on discute, ces gens-là se font massacrer./.

Dernière modification : 08/04/2015

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