Irak - Chrétiens d’Orient - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international

Irak - Chrétiens d’Orient - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec divers médias, lors de l’accueil des réfugiés (Aéroport Roissy Charles de Gaulle, 21/08/2014)

Q - Vous avez dit tout à l’heure que ce n’était qu’un début et qu’il y aurait d’autres réfugiés. Pourriez-vous préciser ?

R - Il y a un nombre considérable de minorités, que ce soit des chrétiens, des yazidis, ou d’autres minorités qui veulent quitter l’Irak et en particulier bien sûr la région du Kurdistan. Il faut que divers pays puissent les accueillir.

En ce qui concerne la France, nous privilégions ceux qui ont un lien possible avec la France. Par exemple, parmi les gens qui sont ici, certains ont de la famille même s’ils ne s’étaient pas revus depuis 10 ou 15 ans. Et petit à petit, le nombre va augmenter.

Maintenant, il y a une question de fond : les autorités chrétiennes - pour prendre l’exemple des chrétiens - disent qu’il ne faut pas que tout le monde s’en aille car sinon, d’une certaine manière, c’est une victoire de « Daesh ». Il faut donc trouver une sorte d’équilibre et je pense que le consulat là-bas fait un très bon travail.

Q - Qu’est-ce que cela veut dire, peut-on avoir un chiffrage ou au moins une idée ?

R - On ne peut pas s’enfermer dans tel ou tel chiffre mais certainement dans les semaines qui viennent, cela représentera plusieurs centaines de personnes bien sûr.

Q - Avons-nous déjà une idée des différentes caractéristiques, d’où viennent-elles ? Combien sont-elles ?

R - Elles sont 40. Mossoul, Karakoch, des personnes qui ont été menacées dans leur vie.

Q - Est-ce une autre façon de lutter ?

R - Il faut faire l’ensemble c’est-à-dire qu’il faut avoir une action humanitaire, c’est la raison pour laquelle on envoie des vivres, il faut avoir une action d’accueil, il faut aussi avoir une action sécuritaire car l’origine de tout cela, c’est l’« État islamique ».

Il faut donc donner les moyens aux Irakiens sur place de lutter.

Q - Qu’est-ce qui va être mis en place pour aider ces personnes ?

R - Ces personnes ont une famille qui les accueille, un suivi par des associations et par le centre de crise. D’une façon générale, c’est ce que j’ai appelé le pont humanitaire qui se met en place, au niveau français comme au niveau européen.

Les collectivités locales peuvent aussi les accueillir évidemment./.

Dernière modification : 25/08/2014

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